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Biographie

photo de Jacquet et Gainsbourg
photo de Portrait d'Alain Jacquet, 1963 © Jacques Montagnac
photo de Portrait d'Alain Jacquet (Cylindres), 1961 © Harry Shunk-Kender
photo de Portrait d'Alain Jacquet, 1968 © Grégoire Muller
photo de Portrait d'Alain Jacquet, (Cylindres), 1961 © Harry Shunk-Kender
photo de Portrait d'Alain Jacquet © DR
photo de Découpage du Hot Dog de Lichtenstein (Alain Jacquet, Pol Bury, Iris Clert), Galerie Breteau Paris, 1963 © André Morain
photo de Alain Jacquet avec Leo Castelli et Roy Lichtenstein lors de son exposition à la Galerie Iolas, New York 1964 © DR
photo de Portrait d'Alain Jacquet © Sophie Matisse
 
1939
Naissance à Neuilly-sur-Seine, le 22 février
1959-61
Avant de se consacrer à la peinture, Alain Jacquet s’intéresse au théâtre et à l’architecture. En 1959, il commence des études d’architecture aux Beaux-Arts de Paris. C’est à cette époque qu’il rencontre et se lie d’amitié avec Jean Tinguely, Yves Klein, Nikki de Saint Phalle, Martial Raysse. 
Rencontre capitale avec le théoricien du Nouveau Réalisme, Pierre Restany, qui le suivra toute sa carrière.  
Rencontre avec les écrivains Harry Mathews et John Ashbery. 
Lecture d’Impressions d’Afrique de Raymond Roussel.
Peintures abstraites.
1961-1962
Peint ses Jeux de Jacquet.
Entame et termine sa série des Images d’Epinal.
Première exposition personnelle à la galerie Breteau.
Premier voyage à New York. Rencontre avec les artistes pop américains (Warhol, Lichtenstein, Rauschenberg, etc.)
1963
Depuis les tableaux inspirés par les images populaires françaises d’Epinal, Alain Jacquet entreprend son travail des Camouflages, où l’artiste confronte entre autres des chefs d’œuvres de l’histoire de l’art avec les icônes publicitaires de son temps. Il « cite » également ces classiques qui n’en sont pas encore : les pop artistes américains. Il réinterprète, il camoufle littéralement des œuvres de Jasper Johns, Roy Lichtenstein…
La période des Camouflages se termine en apothéose à la galerie Breteau où Alain Jacquet offre à la dispersion le Camouflage Hot Dog Lichtenstein qui sera découpé en plus de 300 rectangles le jour même du vernissage.
Rencontre avec Alexander Iolas à New York par l’entremise de Jean Tingulely.
Expose ses Camouflages à Londres chez Robert Fraser. 
1964
Alain Jacquet s’installe à New York dans le fameux Chelsea Hotel, pépinière d’artistes new-yorkais et internationaux. 
Alexander Iolas expose une « rétrospective » des Camouflages dans sa galerie de Manhattan. Leo Castelli et Roy Lichtenstein posent avec Alain Jacquet en costume camouflé, lors d’un vernissage mémorable. Rencontre avec Andy Warhol.
Il découvre le report photomécanique, la sérigraphie, utilisé largement dans la publicité et déjà dans l’art contemporain. 
Met en scène le Déjeuner sur l’herbe d'après Manet. Les personnages sont « joués » par le critique et théoricien de l’art Pierre Restany, l’artiste Italien Mario Schifano, la galeriste Janine de Goldsmith (Galerie J) et la soeur de celle-ci. L’ œuvre sera reproduite à 97 exemplaires sur toile, chaque tableaux est considéré à la fois comme unique (pas une reproduction n’est identique à l’autre, les toiles sont signées) et à la fois comme partie d’un tout, de la série. Apparaît une préoccupation constante dans l’œuvre : le fragment est constitutif mais aussi autonome.
1965-1967
Il parcourt l’Europe, la Guyane et le Brésil.
Débute un travail approfondi autour du Déjeuner sur l’herbe et prolonge une approche mécanique de l’art autour des trame sérigraphiques. S’inscrit comme l’un des plus grands représentants du Pop Art français. On parle de Mec’Art avec Pierre Restany. Alain Jacquet continue de réinterpréter ses illustres prédécesseurs (Velazquez, Ingres, Ecole de Fontaineblau…) tout en créant un registre très personnel d’images fragmentées par l’application de trames, la sélection des plages de couleurs primaires (Bulldozers, Satellites, Moteur DS…).
Alain Jacquet créé son propre atelier de sérigraphie à Paris, puis à Argenteuil. Il part de plus en plus fréquemment à New York où il finit par s’installer.
Il collabore avec le galeriste Guido Le Nocci et sa galerie Apollinaire de Milan pour de nombreuses réalisations en série, ainsi qu’avec la Galerie Daniel Varenne (Paris-Genève).
Représente la France à la Biennale de Sao Polo 1967.
1968-1973
Alain Jacquet explore de nouveaux territoires artistiques.
Expose ses matériaux tramés (Toiles et Sacs de jutes, Planchers, Tôles ondulées…) à la Wadell Galery de New York.
Créé la surprise à la galerie Yvon Lambert en 1968 avec une exposition déroutante qui mêle une démarches conceptuelle et une forme proche de l’Arte Povera. Il est repéré par Harald Szeeman et sera le seul français choisi pour participer à la fameuse exposition « When Attitudes Become Forms » (Kunsthalle de Bern) en 1969.
Début de l’intérêt pour la pensée ésotérique et notamment pour les systèmes de synthèse qu’elle établit. 
Etude du braille, du Yi Ching et des systèmes binaires.
Réalise le Tricot de Varsovie et travaille à épuiser la trame que constitue la maille du tricot.
Découverte des images de la terre vue de l’espace au cours des missions Apollo. Il reprend à son compte l’une de ces images qui deviendra récurrente : le First Breakfast.
Parallèlement,  il achève d’explorer la fragmentation de l’image tramée en réalisant à Genève le Silver Marble, ou  Bille de Genève, un point de 12 mètres de diamètre constitué de points. Cette réalisation est financée par Jan Runnqvist (Galerie Bonnier à genève).
1974-1977
Long voyage au Maroc et fréquents voyages entre Paris, New York et l’Amérique du Sud.
Travaille plusieurs années sur la sculpture Amazonas, d’après un dessin de Boullée et destinée à la Bibliothèque Nationale. Non réalisée, la sculpture restera un sujet d’étude pléthorique pour l’artiste. 
Réalise de nombreuses sculptures, résultats de ses recherches ésotériques, philosophiques et physiques : Alain Jacquet cherche à synthétiser sa vision du monde dans un langage universel. Fascination pour les espaces topologiques (bouteille de Klein, anneau de Möbius).
Représente la France à la Biennale de Venise de 1976.
Retour à Paris.
1978
Alain Jacquet s’installe à Saint-Martin dans les Antilles. Débute une longue et  productive période de peintures à la main. Alain Jacquet retrouve l’odeur de la térébenthine et laisse libre cours à son imaginaire en créant ses Visons de la Terre. Avec l’image de la Terre comme fond de toile (ou toile de fond), il y superpose une trame circulaire plus ou moins serrée qui laisse apparaître des personnages, des scènes inspirées de la mythologie, des scènes franchement érotiques à la limite parfois de la pornographie… Alain Jacquet tricote ses visions entre les lignes régulières de la trame et le désordre organisé des couches nuageuses, des continents.
Grande rétrospective au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris. 
1980-1981
Retour à New York, puis aller et retour à Saint Martin.
Poursuit son travail sur les Visions de la Terre dont il exposera les premières à la Galerie de France à Paris en 1981.
1988
Retour à Paris. 
Travaille dans son atelier à Beaubourg, prêté par le Musée  National d’Art Moderne.
Rencontre avec Sophie Matisse.
1989-1990
Vit entre Paris et New York. 
Travaille à l’Ensad (Arts Décoratifs de Paris) sur le programme des nouvelles technologies de la Délégation aux Arts Plastiques. Reprend une pratique artistique où la machine exécute l’œuvre. Il travaille sur des images de la Terre issues des programmes spatiaux russes et américains. La Terre est alors l’objet de multiples interprétations dans sa forme même.
Exposition hommage à la Galerie Beaubourg de Marianne et Pierre Nahon : les "25 ans du Déjeuner sur l’herbe". Edition d’un catalogue de référence écrit par Pierre Restany.
Pavillon français de la Biennale de Sao Polo 1990. 
1992
Epouse Sophie Matisse.
Créé son atelier français en Sologne.
Pavillon Français de l’exposition Universelle de Séville.
1993
Naissance de sa fille, Gaïa Jacquet-Matisse.
Exposition au Centre Pompidou : l’Atelier de New York, Galeries Contemporaines.
1995-1997
Poursuit son travail « numérique », les planètes deviennent des personnages, le cosmos un décor, l’ordinateur son pinceau.
Réalise le rideau de scène du Festival de Cannes avec La Danse.
Expose à la galerie Daniel Templon
1998
Vit en France où il prépare une rétrospective au Musée de Picardie à Amiens cette même année. 
2001-2002
Prépare depuis la Sologne une rétrospective des Camouflages et Trames au Couvent des Cordeliers à Châteauroux.
2004-2005
Alain Jacquet rencontre le sérigraphe de l’atelier Arçay à Paris qui lui permet de renouer avec une technique et des procédés hérités des années soixante. Il peut achever des œuvres conçues entre 1965 et 1972 et rééditer deux œuvres détruites. Ce travail sera classé à tort parmi les « remakes ». 
Préparation et réalisation de la rétrospective Alain Jacquet au MAMAC de Nice. 
2008
Alain meurt à New York le 4 septembre et est inhumé le 11 au cimetière Montparnasse à Paris.
 
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